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OO combien j’ai haï ma mère !

Après la naissance de mon premier enfant, j’ai appelé ma mère dès ma sortie de la chambre d’accouchement. Je lui ai parlé comme je ne l’avais jamais fait, car pour la première fois de ma vie, je prenais conscience de qui était réellement ma mère : une femme forte.

Une femme entreprenante.

Une femme joyeuse qui ne se laissait ébranler ni par son travail en tant que fonctionnaire, mère, épouse, sœur, belle-sœur, amie …

Je lui ai tiré un sincère et respectueux coup de chapeau pour tous ses sacrifices afin de faire de moi, de mes sœurs et de mes frères des personnes hors du commun.

J’ai regretté tous ces moments de connivence mêlés de cynisme que je partageais avec mon père parfois pour la narguer, pour lui faire comprendre que papa était mon ami, mon allié, mon confident.

« Es-tu certaine que tu es ma mère ? », une question que je lui posais toujours à chaque fois qu’elle me corrigeait quand j’avais tord.

Sa réponse était désinvolte et affectueuse : « un jour, tu seras mère à ton tour, et tu comprendras. »

 

 

OO combien j’ai haï ma mère !

J’ai commencé à le réaliser dès la première nausée, les premiers œdèmes. Tout a eu un véritable sens dans la salle d’accouchement. Entre douleurs, intercession et reconnaissance, je félicitais ma mère pour son courage et la force que le Seigneur lui a accordée de nous donner la vie et de nous éduquer.

« Maman, je te l’ai jamais dit en le pensant aussi fort qu’à cet instant : je t’aime. Je te demande pardon pour tous mes comportements déplacés, pour mes mots qui t’ont blessé, pour mon égoïsme, pardonne-moi pour tout maman. Je te supplie de me soutenir dans la prière chaque jour, afin que je sois à la hauteur. Il faut que je sois une bonne maman, comme tu l’as été pour nous, pour tes petits-enfants. » Tels sont, en gros, les mots que j’ai dit à maman ce jour-là au téléphone.

Très émotive, j’ai ressenti sa joie et son bonheur au bout du fil. Elle pleurait, mais était heureuse. Elle m’a juste répondu qu’elle m’aimait aussi et qu’elle serait toujours là pour moi.

J’écris ce billet ce soir, en pensant très fort à elle. Elle est à des kilomètres de moi, j’aurai tellement voulu être assise à ses côtés pendant que je tape sur les touches de mon clavier. Je pense à elle, j’écris, en ayant un regard sur mes enfants. Je prie que le Seigneur me donne de les éduquer selon Ses voies.

Je prie qu’ils ne me compliquent pas la vie comme je l’ai fait des fois avec ma mère. Je prie pour avoir la sagesse et l’intelligence pour répondre à chacun de leurs besoins tout en glorifiant mon Seigneur et Sauveur.

Ce n’est pas facile chaque jour d’être parents.


Je puis tout par celui qui me fortifie.

Philippiens 4:13

Ceci est mon leitmotiv chaque matin. Je sais que mes enfants vont briller, car la grâce de Dieu est disponible pour façonner la vie de tous mes enfants dans leur singularité.

Demeurons sous Sa grâce.

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À propos

Une fille de grâce

Un papa, un héros, un modèle, une inspiration, un guide, un conseiller ... Un blog pour rendre hommage à tous les papas.

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